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Assassin’s Creed Origins, test sur le Nil

Non mais en fait non, juré craché : je ne ferai aucune blague en rapport avec Alexandrie Alexandra ou Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre. N’insistez pas, c’est non. Assassin’s Creed est une chose sérieuse, pas de place pour les vannes, non mais. Tellement sérieuse d’ailleurs qu’Ubisoft, son éditeur, a mis les petits plats dans les grands pour cette sortie en forme de renaissance : deux ans d’attente depuis le dernier épisode (Syndicate), promo massive, collaboration avec des magazines d’histoire, annonce d’un mode pédagogique en 2018 pour découvrir l’Egypte antique… Tout est fait pour qu’Assassin’s Creed Origins soit l’évènement de l’automne. C’est bien beau tout ça, mais le jeu est-il à la hauteur ? Moi, c’est tout ce qui m’intéresse.

Pour faire simple : oui. Voilà, merci, à demain. Non ? Ok, alors j’explique un peu… Et je commence par LE point essentiel, celui qui fait de ce nouvel épisode l’un des meilleurs de la saga : son décor. Pour rappel, Assassin’s Creed Origins se déroule en -49 en Egypte et son héros, Bayek, doit assouvir une vengeance familiale. Et le dépaysement est total. Bien sûr, les nouvelles consoles donnent leur meilleur – en 4K notamment – mais au-delà de la technique, c’est le soin apporté aux environnements qui impressionne. L’Egypte d’Origins est immense, variée, les villes alternent aux déserts, aux montagnes, aux oasis, sans compter la remontée du Nil en pirogue et les inévitables pyramides… Les panoramas sont dingues, les couchers de soleil à tomber. Comme quelques autres jeux (Red Dead Redemption par exemple), Assassin’s Creed Origins donne envie d’être lancé juste pour la balade, déambuler à dos de chameau pour la contemplation, prendre une photo ou deux avec le mode dédié. Il est de toute beauté, sans doute l’épisode le plus dépaysant depuis le premier, au temps des Croisades à Jérusalem. Et vraiment, on le redit, il est immense. D’ailleurs lorsque vous aurez fini le scénario, si vous n’avez pas dévié, plusieurs zones de la map – celles à haut level, entre 35 et 40 – n’auront pas été découvertes.

Les régions sont en effet découpées par difficulté, un peu comme dans Ghost Recon Wildlands, sorti plus tôt cette année. Sauf que dans ce dernier, il était possible de se frotter à n’importe quelle zone n’importe quand. Là, c’est plus compliqué : réinventée en action/RPG, la série Assassin’s Creed se veut exigeante. Si vous avez ne serait-ce que deux ou trois levels de moins qu’un boss adverse, oubliez toute idée de le zigouiller : s’il vous touche, vous êtes mort ! Le titre impose (de manière fluide et équilibrée) des séquences régulières de farming avec les quêtes annexes. Coup de bol, elles sont nombreuses et assez bien écrites, même si l’on n’est pas au niveau d’un The Witcher 3, influence à peine cachée. La bonne nouvelle, et l’autre atout du jeu, c’est donc qu’Assassin’s Creed Origins a réussi sa mue en action/RPG. La gestion du matos, le crafting léger, l’arbre de compétences à trois branches, le loot dans tous les sens… Tout y est. Avec parfois quelques maladresses (les combats manquent de précision, l’inventaire pourrait être mieux géré), mais l’effort est là. Ne manquent que les dialogues à choix et un peu de liberté. Pour un futur épisode peut-être ?

Oui car en réalité, si l’on fait l’effort d’enlever la couche, le vernis action/RPG, il ne faut pas se tromper : Origins reste un Assassin’s Creed. Les bases du jeu sont les mêmes (mélange d’action et d’infiltration), les mécaniques de nombreuses quêtes diront quelque chose aux connaisseurs (escorter un type à travers la ville, trouver sa cible au milieu d’un camp, etc.). Quant au scénario, c’est juste le même que d’habitude : une vengeance qui se transforme en quête pour la liberté ! Bien sûr, il y a des nouveautés, comme l’aigle Senu (pour marquer les ennemis à distance), les courses de char ou les combats en arène. Mais la réinvention n’est pas si radicale que ça. On trouve même quelques scories dont on se serait bien passé, comme l’I.A. aux fraises (une constante chez Ubi) ou les bugs trop nombreux (idem). Mais rien qui vienne contrarier le plaisir incroyable de visiter l’Egypte antique au coeur d’une histoire bien racontée, de croiser des personnages hauts en couleur (Cléopâtre bien sûr, mais surtout de chouettes PNJ secondaires), de vivre une aventure souvent épique. Et une dernière fois, quel décor ! Ubisoft a réussi son coup, Assassin’s Creed est de retour.

Trailer de gameplay de Assassin’s Creed Origins

Non mais en fait non, juré craché : je ne ferai aucune blague en rapport avec Alexandrie Alexandra ou Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre. N'insistez pas, c'est non. Assassin's Creed est une chose sérieuse, pas de place pour les vannes, non mais. Tellement sérieuse d'ailleurs qu'Ubisoft, son éditeur, a mis les petits plats dans les grands pour cette sortie en forme de renaissance : deux ans d'attente depuis le dernier épisode (Syndicate), promo massive, collaboration avec des magazines d'histoire, annonce d'un mode pédagogique en 2018 pour découvrir l'Egypte antique… Tout est fait pour qu'Assassin's Creed Origins soit l'évènement de…

J'attendais tellement cet Assassin's Creed Origins… Et je ne suis pas déçu. Certes, quelques vieilleries dont on se serait bien passé restent, comme un témoignage old-school de la série, mais la mue en action/RPG est bien construite, les quêtes sont souvent intéressantes et l'histoire, bien que très (très) classique, est joliment racontée. Et puis surtout, le décor est absolument magnifique. Il vaut le voyage à lui tout seul, dépaysement garanti !


GG :
- Les environnements, à tomber de beauté
- Les codes de l'action/RPG sont bien respectés
- Les combats, enfin intéressants
- L'histoire est classique, mais réserve de beaux moments
- Les quêtes annexes sont travaillées (en général)

Pas GG :
- Quelques bugs parfois bien gênants
- Les combats sont mieux, mais pas assez précis
- L'IA reste basique et facilement "contournable"
- A quand de vrais choix dans la progression ?
Note des geeks : Soyez le premier à noter !

A propos de Tick

Tick

Le sidekick foireux officiel de Loglis ! Depuis 15 ans je lui pourris ses instances dans WoW, ses missions dans The Division, ses raids dans Destiny. Plus lamentable, c’est impossible. Vous êtes prévenus…

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