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Dragon Age : Inquisition – Le test rugissant

Dragon-Age-Inquisition-Bioware-Electronic-Arts-Screenshot-BrecheAprès deux épisodes, la série Dragon Age nous revient avec un nouvel épisode. Bien que le premier épisode ait fait l’unanimité ou presque, le deuxième a reçu un accueille plus mitigé. Pour ma part, j’ai adoré le deuxième épisode malgré ses défauts et j’y ai passé de très nombreuses heures. Cependant, impossible de faire l’impasse sur le deuxième pour jouer à Inquisition. Bien entendu, je pars du principe que ceux qui liront ce test connaissent déjà un peu le monde de Thédas, ses races, ses religions, et coutumes et je m’excuse pour les autres. Le background étant tellement riche, il serait impossible pour moi de tout détailler. L’histoire d’Inquisition se situe directement après la fin de l’épisode 2. La Chantrie de Kirkwall a été détruite et les mages ont voté leur indépendance des cercles dans tout Thédas, sauf bien sûr dans l’empire Tévintide. Une guerre ouverte se joue entre les templiers, qui se sont émancipés de la Chantrie pour pouvoir chasser les mages sans avoir à répondre de leurs actes, et les mages qui met le monde à feu et à sang. C’est dans ce contexte que les plus hautes autorités de la Chantrie décident de faire un conclave rassemblant les différentes faction pour essayer de trouver une solution pacifique. Manque de bol, une énorme explosion détruit le lieu du conclave décimant la quasi totalité des intervenants à l’exception de notre héros et créant une gigantesque brèche dans le voile qui sépare le monde des mortels et celui des esprits, ainsi que des failles plus petites d’où émergent des dizaines de démons. Notre héros est donc le seul survivant de la destruction du conclave qui a en particulier couté à la Divine Justinia chef de la Chantrie. Après l’explosion, notre héros se réveille dans l’immatériel et est sauvé par une figure féminine. Les gens l’associe automatiquement à Andrasté, compagne du Créateur, et pensent que notre héros a été envoyé par le Créateur pour sauver le monde. D’autant plus que notre héros possède une marque lui permettant d’agir sur la brèche et sur les failles. Notre héros fait immédiatement la connaissance de Cassandra Pentagast, chercheuse de la Chantrie, premier compagnon jouable et personnage central de l’épisode précédent qui était à la recherche du Héraut de Kirkwall, le héros du précédent opus, mais également de Léliana personnage récurrent des précédents opus qui n’est, comme dans l’épisode 2, pas jouable mais possède un rôle central dans cet épisode.

Dragon-Age-Inquisition-Bioware-Electronic-Arts-Screenshot-VarricPour contrer la menace de la brèche et de l’individu derrière la destruction du conclave et en l’absence de leader au niveau de la Chantrie, Cassandra et Leliana décident de recréer l’Inquistion, une institution qui date d’avant la Chantrie et donc le rôle est de pourchasser le mal quelque soit les moyens. Cette nouvelle est d’ailleurs très mal accueillie par à peu près tout le monde. La Chantrie ne reconnaît pas sa légitimité, les templiers la voient comme un concurrent et les mages craignent les représailles car ils sont accusés d’avoir créé l’explosion du conclave. Notre héros aura donc fort à faire pour fermer la brèche et les failles, démasquer l’individu derrière cet attaque et le mettre hors d’état de nuire et prendre, à terme, la direction de l’Inquisition. D’ailleurs, sans spoiler, je trouve cela vraiment agréable de la part des développeurs de ne pas avoir balayé d’un revers l’épisode 2 juste parce qu’il avait été mal reçu. De nombreux éléments évoqués dedans se retrouvent de façon centrale dans Inquisition. Il faut dire en toute honnêteté que, bien qu’il était très bon, je ne le nie pas, le premier épisode ne proposait pas grand chose au niveau histoire. Un enclin parmi tant d’autres, un traitre, la garde des ombres, un archidémon et un héros qui sauve le monde ça ne laisse pas grand chose pour la suite. Les événements était importants au moment où ils se sont produits mais n’avait pas beaucoup d’incidence sur la suite. L’Enclin fini, la vie reprenait son cours et le monde n’avait que peu été modifié. L’épisode 2 était beaucoup plus riche tout en étant beaucoup plus personnel, le héros et sa famille étant vraiment au cœur de l’histoire, même si l’histoire pouvait paraître un peu décousue vu qu’elle se déroulait sur 10 ans. Les événements décrits ici ont profondément changé le monde. La Chantrie est en pièce, les templiers se sont émancipés et les mages sont vus de deux façons. Certains leur reprochent la destruction de Kirkwall et d’autres condamnent les exactions des templiers qui ont conduit à ces tragiques événements.

 

Dragon-Age-Inquisition-Bioware-Electronic-Arts-Screenshot-EditeurAprès cette looooongue introduction on peut passer à la création de notre personnage. Comme dans le premier épisode, il est possible de choisir sa race, chacune possédant ses bonus et restrictions. Une nouvelle race fait sont apparition, en plus des Humains, Elfes et Nains, le jeu propose les Qunaris et on découvre pour la première fois l’apparence des femelles Qunari. Il faut ensuite choisir sa classe. Là aussi on reste dans du classique. On peut donc faire soit un guerrier, soit un voleur (même si ce terme me dérange car on ne vole pas vraiment dans le jeu, je choisirai plutôt le terme de roublard) ou enfin un mage. Bioware a étoffé ce choix en séparant les différentes spécialités des classes de guerrier et de voleur. On peut donc choisir directement la classe de guerrier orienté défense avec une arme à une main et un bouclier ou un guerrier avec une arme à deux mains et pour le voleur, entre un voleur corps-à-corps avec deux dagues et un voleur distance avec un arc. Cela ne change pas grand chose au personnage que l’on crée mais nous affecte directement des compétences liés à l’archétype choisi. Et il est toujours possible de choisir des compétences de l’archétype que l’on a pas choisi voire même de changer complètement d’archétype en réaffectant toutes ses compétences grâce à un objet. Vient alors la phase de personnalisation de l’apparence de notre héros ou plutôt uniquement de sa tête car il n’est possible de modifier que sa tête. Les possibilités sont très nombreuses et l’éditeur est plutôt facile d’accès. En revanche, bien que l’éditeur propose des possibilités quasi infinies, le choix des coiffures est vraiment chiche. Le jeu ne propose qu’une dizaine de coiffures différentes ce qui pourrait être amplement suffisant sauf que la moitié sont des cranes rasés ou tondu très courts et ce, même pour les personnages féminins. On peut même choisir la voix de son héros parmi deux possibilités, étant donné que tout est entièrement doublé c’est plutôt honorable. D’ailleurs pour ceux qui comme moi préfèrent jouer avec les voix anglaises, le jeu donne cette possibilité mais il faut télécharger le pack de voix anglaises en supplément ce qui représente tout de même quelques Go.

 

Dragon-Age-Inquisition-Bioware-Electronic-Arts-Screenshot-01Et on peut donc rentrer en jeu. Première chose que l’on constate, le moteur graphique a bien grandi. C’est beau, très beau même parfois. Ce qui est impressionnant c’est surtout le travail apporté aux effets du vent au mouvement des tissus qui sont vraiment crédibles ce qui se voit très bien dès le départ car on se trouve dans une région montagneuse balayée par les vents. Dès mes premier pas en jeu quelque chose me choque profondément. Le gameplay est foncièrement orienté console. Un ciblage automatique, une touche pour interagir ou attaquer, une utilisation presque gadget de la souris, on est bien loin du premier épisode mais au final dans la continuité du deuxième qui était déjà un peu plus orienté console mais conservait un vrai gameplay PC sur PC. A part ça, une fois la frustration passée, le jeu est plutôt agréable à parcourir. Les développeurs ont préféré garder le style très action du deuxième avec beaucoup d’effets lumineux et de classe dans les différents mouvements ce qui est plutôt agréable. Mais ils ont également appris de leurs erreurs et pour contenter ceux qui trouvaient que le précédent était trop facile (ce qui n’est pas mon cas, je privilégie l’histoire à la difficulté), les développeurs ont mis en place 4 niveaux de difficultés. Deux niveaux faciles, et deux niveaux difficiles pour les amateurs de challenge. On trouve également toujours la pause active permettant une vue du dessus pour pouvoir bien regarder et analyser l’action bien que celle-ci ne soit que peu utilisée dans les modes de difficulté faciles. Et encore une fois on sent fortement le développement console porté sur PC, dommage. Le jeu ne se présente pas sous la forme d’un monde ouvert mais on en est pas loin. La carte du monde se répartit en nombreuses zones qui ressemblent à de petits mondes ouverts. Les tailles des zones sont variables, certaines, comme la première, sont même immenses. Dans les zones on trouve des quêtes principales et secondaires mais également des emplacements d’intérêt comme par exemple des cranes qui révèles l’emplacement d’éclat à collectionner.

Dragon-Age-Inquisition-Bioware-Electronic-Arts-Screenshot-06Niveau jeu de rôle, à chaque niveau gagné, le héros et les compagnons obtiennent un point de compétence. Les points de compétence se répartissent dans des arbres de compétences répartis en catégories. Il y a 4 catégories standards pour chaque classe plus des catégories de spécialisation une pour les compagnons et 3 pour le héros. Les arbres de spécialisation ne sont pas débloqués au début de la partie. On retrouve également de l’équipement dans sa plus simple expression : une armure, un casque, une amulette, une ceinture, deux anneaux et les armes. Mais les armures et armes possèdes des emplacement permettant de rajouter des pièces qui rajoutent des caractéristiques aux équipements. Pour les armures, il s’agit de bottes et de gants et pour les armes, de poignées. On arrive donc à l’artisanat du jeu. Il est possible de créer des armes et armures mais également les éléments pour les emplacement d’armes et armures et également des potions. Les éléments nécessaires à la création des objets se trouve dans le monde, pour les plantes et les minerais, ou sur les ennemis, pour les tissus et le cuir. Il est même possible de mettre des éléments créés grâce à l’artisanat dans des armes ou armures trouvés sur les monstres ou dans les coffres s’ils possèdent les emplacement nécessaires.

 

Dragon-Age-Inquisition-Bioware-Electronic-Arts-Screenshot-04Techniquement, comme je l’ai dit le jeu est beau et les environnements des différentes zones explorées sont très variés, on passe du désert au marécage en passant par la montagne et certains sont vraiment très réussi, l’oasis en particulier. La musique n’est pas en reste et les doublages sont très bons, en tout cas les doublages originaux, je n’ai pas vérifié les doublages français mais j’espère qu’ils sont meilleurs que ceux du deuxième épisode qui étaient vraiment ratés. En parlant du doublage, je vais parler du problème qui m’a le plus choqué dans le jeu. Comme dit précédemment, lors de la création du personnage, il est possible de choisir une voix sauf que l’une des voix des personnages féminins est la même qu’un des personnages des jeux précédents ce qui m’avait déjà semblé bizarre dès le début du jeu. Manque de bol, le personnage en question apparaît dans le jeu et au lieu d’avoir deux personnages avec la même voix, la voix de notre personnage est automatiquement modifiée vers la deuxième voix disponible. Résultat, je ne reconnaissais plus mon personnage quand elle parlait. Il m’a fallu un long moment et une pause pour que j’ai plus cette sensation étrange quand mon personnage parlait. Heureusement, les conditions de production de ce problème sont complexes mais je suis tombé dessus. Le jeu possède finalement une durée de vie astronomique les zones sont nombreuses et grandes et il y a beaucoup de choses à faire. J’en suis à presque 60 heures de jeu et je ne suis pas encore près de la fin. L’histoire est vraiment sympa et ça fait plaisir de retrouver des visages connus. Autre point noir, la récupération des éléments des précédents jeux ne se fait pas directement via le jeu, comme c’était le cas pour l’épisode 2, mais via un site internet et ça ne marche pas super bien. J’ai dû recréer totalement ma chronologie des jeux précédents car rien ne correspondait mais en même temps, pas toujours facile de se souvenir des différents personnages croisés pour tout reconstituer de façon cohérente.

Après deux épisodes, la série Dragon Age nous revient avec un nouvel épisode. Bien que le premier épisode ait fait l'unanimité ou presque, le deuxième a reçu un accueille plus mitigé. Pour ma part, j'ai adoré le deuxième épisode malgré ses défauts et j'y ai passé de très nombreuses heures. Cependant, impossible de faire l'impasse sur le deuxième pour jouer à Inquisition. Bien entendu, je pars du principe que ceux qui liront ce test connaissent déjà un peu le monde de Thédas, ses races, ses religions, et coutumes et je m'excuse pour les autres. Le background étant tellement riche, il serait impossible pour…

En gros, ce qu'il faut retenir

Coup de coeur de Romaindesbois

Ce jeu est une tuerie. C'est beau, c'est bien, c'est Dragon Age. Un gameplay aux petits oignons bien que trop orienté console, une action survoltée, une histoire vraiment intéressante et pleine de rebondissements et une durée de vie monstrueuse en font un des meilleurs jeux de cette fin d'année.


GG :
Beau, très beau
Long, très long
Bonne musique
Doublages excellents
Histoire intéressante

Pas GG :
Quelques bug de collision ou d'affichage
Problème de changement de voix
Parfois redondant
Note des geeks : Soyez le premier à noter !

A propos de RomainDesBois

RomainDesBois
Ermite vivant dans sa caverne au milieu de matos informatique et jeux vidéo en tout genre. N’aime pas le soleil, sortir ou les gens en général. Le seul moment où je sors c’est pour aller au cinéma ou dans un parc d’attraction. Et oui, en plus je suis paradoxal.

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