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[Séries] Justified, saison 1 – Nos impressions

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Allez, on va s’enflammer un peu et parler avec le coeur : cette série c’est du béton armé dans les gencives.

Attention, la liste des défauts de Justified est longue comme le bras de la justice, mais sincèrement je m’en essuie les écoutilles.

 

justified-screen1De quoi ça parle ?

Raylan Givens est un Marshall. Et il fait bien son travail. Point à la ligne.

Sauf que son travail, c’est pas de sortir des gants de latex pour tater de la preuve potentielle. Non, lui il fait parler la poudre de son flingue, et parfois, après, il pose des questions.

Après une décennie gavée à l’expertise scientifique, j’avais oublié que les flics portaient des armes et qu’ils pouvaient même s’en servir. Sauf que Raylan, son flingue, il s’en sert tellement qu’on l’envoie dans sa campagne natale, le Kentucky, faire un peu moins de bruit quand il dessoude.

Mais même là-bas, son arme, il ne peut pas la laisser dans son holster. Parce que le Kentucky, c’est Red Neck Nation, le pays des bouseux néonazis, dealers et mafieux de bas étages.

Et là c’est le choc. Ce décor… si différent des productions américaines classiques, propulse le spectateur dans un univers qu’il ne connaît pas, dont il ne maîtrise aucune règle. Pour vous dire, la dernière image du générique est un plan large de Trouduc’, Kentucky, USA, et croyez moi sur parole, j’ai cru voir une ville que je connais bien (pour y être né), le Puy-en-Velay, Haute Loire, France. C’est bon vous y êtes ? Vous avez jeté les filtres jaunes de la Floride et les filtres bleus de Vegas ? Bienvenue en enfer, les gars.

 

justified-screen2Pourquoi ça déchire la rétine et fait taper du pied ?

Alors, au début, la série se cherche. Les premiers épisodes tiennent du One Shot mal ficelé. Mais on peut déjà décelé ce qui fait le sel du show : Des seconds couteaux plus aiguisés que ceux de Tarantino. Je m’emballe ? Regardez Boyd « Fire in the Hole » Crowder (interprété par Walton Goggins). Il suffit qu’il ouvre la bouche et vous oubliez ce que vous étiez entrain de penser. Goggins vole chacune des secondes qu’il passe à l’écran.

Mais des seconds rôles solides, ça ne fait pas une bonne série (quoique, ça a marché pour Lost). Il faut plus. Du neuf, même si c’est cousu de vieux. Evidemment, les shows runners se sont appuyés sur un poids lourd du polar, Elmore Leonard. Ils ont mitonné des dialogues aux petits oignons, casté du terroir et béni le tout de l’esprit de Dirty Harry. Avec ça, on a un cocktail détonant qui, s’il ne réinvente pas la poudre, la fait bien parler.

Et puis le générique, très True Blood (toute comparaison s’arrête-là), interprété par Gangstagrass, mixe country et gangsta’rap. Du lourd dans le caisson de basse.

En quelques épisodes, la mayonnaise commence à prendre. Parce que Timothy Oliphant (son nom est un poème) campe un personnage plus attachant que tous les bad boys aux dents trop blanches d’Hollywood. Parce que son histoire se dessine vraiment quand on apprend que son père est le saint patron des criminels du coin et qu’on comprend que Boyd est moins cinglé mais plus dangereux qu’on l’imagine. Et que tout le monde trempe dans une magouille difficile à cautériser.

Voici la promo de la saison 1 :

A propos de Richard

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Un commentaire

  1. Avatar photo

    Tu as oublié de mentionner la sexitude du héros, qui doit sans doute beaucoup à son chapeau.

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