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Strike Back, nos impressions

Pour tout vous avouer, je ne regarde plus la TV. Enfin, pas les programmes qui y sont diffusés. Ce que je préfère, ce sont les séries. Mais pas celles produites en France.  Il faut dire que j’ai eu droit à un raccordement satellite très jeune. Habitant la campagne, mon paternel est rentré un jour avec le saint Grâal dans sa main : une antenne parabolique. C’est comme ça que j’ai découvert les séries américaines à travers Paris Première, Série Club ou Canal Jimmy, en version originale.

Depuis maintenant une bonne vingtaine d’année, je regarde donc des séries TV d’univers assez variés tel que OZ, Les Soprano, Friends, Will & Grace, Seinfeld, Cheers, Twin Peaks, Manimal, Code Quantum, Malcom, Modern Family, Raising Hope… J’en passe et des meilleures. Dernièrement j’ai découvert Girls, et dans un genre diamétralement opposé, on m’a fait découvrir Strike Back, une série anglaise vers laquelle je ne me serais pas forcément tournée. Car je ne suis pas trop fan des séries d’espionnage qui versent, en général, dans le patriotisme le plus total.

 

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Oui, y’a vraiment des gens qui s’habillent comme ça pour faire un paint-ball.

Comment j’ai découvert Strike Back ?

Par le biais d’un email intriguant demandant d’accepter la mission suivante : me rendre Place de la Concorde à une heure et date précise et de me munir d’une tenue camouflage ainsi que de fringues de rechange. Il n’en fallait pas plus pour piquer ma curiosité et me retrouver au nord de Paris, en pleine forêt pour faire une séance de paint-ball. Une séance survoltée, en compagnie d’une bande de joyeux blogueurs et d’un ancien légionnaire portant un slip rouge,  qui s’est soldée par des rires et mes cuisses marquées de bleus.  A l’issu de cette session musclée, le Blu-Ray de Strike Back me fut confié.

 

Est-ce que c’est bien ?

Je lance le premier des dix épisodes et là j’accroche assez rapidement. L’action est intense, ça canarde de tous les côtés avec plein de messieurs et de dames habillés en t-shirt moulants et bien musclés. Et des gentils qui se font tuer. Strike Back suit les péripéties d’une agence gouvernementale anglaise baptisée Section 20, envoyée sur les traces d’un terroriste pakistanais. On suit le duo Michael Stonebridge et Damien Scott, un anglais et un américain tous deux issus de forces spéciales. Et si les deux premiers épisodes avancent sur un rythme survoltés, que l’on retrouve sur les deux épisodes finaux, les autres sont un peu plus calmes, enfin, quelque peu.

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Est-ce que les héros sont crédibles ?

J’ai entendu autour de moi, des gens (de type mâles) critiquer la réalité de cette série. Ils estiment que beaucoup de scènes ne sont pas crédibles. Je trouve qu’au contraire il y a un bon équilibre entre l’enjeu : retrouver le terroriste, et les actions mises en place à l’échelle internationale par la section 20 pour le capturer. C’est l’une des grandes forces de cette série : les lieux visités. Tous les deux épisodes, nous sommes conviés dans des lieux exotiques tels que l’Inde, l’Afrique ou le Kosovo. Et l’on a vraiment l’impression d’y être (mais pas du tout envie d’y aller !). Avec des autochtones qui parlent la langue du coin, des scènes tournées en extérieur. Force est de reconnaître que la réalisation est vraiment soignée, et du coup très réaliste.

Adaptée des romans de Chris Ryan, ancien membre des Forces Spéciales britanniques (SAS) où il a officié en qualité de médecin et tireur d’élite, Strike Back apparaît assez crédible bien que fort romancé. Le monsieur a tout de même réussi l’exploit d’être le seul membre de sa patrouille, lors de la Guerre du Golfe de 1991, à s’échapper vivant d’Irak sans être capturé. Il a quitté le SAS en 1994 et depuis il écrit des romans, inspirés de ce qu’il a vécu,  de manière très prolifique.

 

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Avec des bonus limités : des commentaires sur un épisode.

Strike Back, c’est pour quel public ?

Pour ceux qui veulent découvrir un peu l’envers du décor. Savoir quel est le quotidien d’un membre des forces spéciales. Entre tueries, trahison, sexe (beaucoup pratiqué par Damien Scott, entre une et deux filles nues par épisode, avec plan sur ses fesses à lui), torture, manipulations et voyages aux quatre coins de la planète. Pas question ici de se prendre la tête pour comprendre le pourquoi du comment de qui a tué le gentil. Et même si l’intrigue tente d’être tentaculaire, elle reste au final plutôt simple. En tous cas, moi j’ai bien aimé et j’ai hâte de découvrir la saison 2 diffusée dès le 17 août sur Cinemax, la chaîne payante de HBO dédiée au cinéma.

Cette saison 2 s’intitulera Strike Back : Vengeance. On ne prend pas en compte ici dans le compte des saisons la mini-série Strike Back, que l’on peut considérer comme une pré-saison avec un casting totalement différent et trois épisodes de 90 minutes. C’est sur Strike Back : Project Dawn qu’a débuté la collaboration entre Cinemax et Sky One (chaîne de tv anglaise).

 

Et c’est aujourd’hui 8 août que la saison 1, Strike Back : Project Dawn sort en DVD et Blu-Ray.

 

A propos de Karine

Humble scribe depuis 1999 sur divers supports papier et numérique tels que : Joypad, Playstation Magazine, Consoles+, Gamepro.fr, mais aussi Voici (si si pour 2 articles) ou encore Viamichelin.fr. Citation du moment : "I cry because others are stupid. That makes me sad." Sheldon Cooper.

Un commentaire

  1. La meilleure série d’action qui m’ait été donnée de voir depuis… en fait des séries comme ça, on n’en faisait pas avant. On appelait ça des films et ça ne durait que 90 mn.
    Là, vous en avez pour 8 heures de gunfights et de jambes en l’air…
    A déguster sans modération.

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