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[Séries] Black Mirror – Nos impressions : cup of tea, one sugar, with milk

Attention, cet article ne contient PAS de spoiler

 

Alors oui les anglais sont des gens formidables. Malgré leur accent parfois incompréhensible, leur propension à boire de la bière debout, leur royauté qui empeste la paraffine et leur indéfectible flegme qui tient bon même devant la situation la plus incongrue qui soit, les anglais dans leur grand ensemble sont des gens formidables.

Eux seuls sont capable de mettre sur pied une mini-série pour la télévision, avec des moyens dignes d’une grosse production, sur des sujets sensibles, en ponctuant leurs dialogues de « fuck off » à tout bout de champs, le tout saupoudré d’auto-dérision et d’humour noir, très noir. Un concentré de qualités comme on en voit rarement à la télévision en somme, enfin surtout chez nous.

 

black-mirror-episode-2Diffusée en décembre 2011 sur la chaîne Channel 4, Black Mirror donne un aperçu de ce que sera demain notre quotidien shooté aux technologies de communication modernes, où les tweets et autres connectiques en tout genre font que l’on regarde son nombril, ou celui de son voisin en permanence. Black Mirror se résume à trois épisodes, chacun lié par une ligne directrice décrite par son créateur Charlie Brooker selon la formule suivante : « Chaque épisode a une autre tournure, un réglage différent, même une réalité différente, mais ils traitent tous sur la façon dont nous vivons maintenant, et la façon dont nous pourrions être vivant dans 10 minutes si nous sommes maladroits. » Chaque épisode est indépendant, avec des acteurs et une histoire propre, mais avec une thématique commune : quelle serait notre réaction face à un type d’évènement dont l’ampleur serait rendu extrême puisque portée par les nouvelles technologies digitales, virales ? En effet, la course au progrès effréné dans laquelle s’est lancé notre société mérite bien de faire une pause et de prendre un peu de recul. Parce qu’après tout, nous autres trentenaires et plus sommes la dernières génération qui a commencé sa vie sur terre sans téléphone portable, sans lecteur MP3 greffé sur les oreilles, sans WI-FI et réseaux sociaux.

 

Pour éviter de vous dévoiler les intrigues, je vous dirais simplement que le premier épisode met le gouvernement anglais dans une position plutôt cocasse puisque le premier ministre se voit menacé de faire un acte pour le moins répugnant qui devra être retransmis en direct sur toutes les chaînes de télé. A défaut, la jolie princesse kidnappée sera exécutée. Le fera ? Le fera pas ? Quel rôle va jouer l’opinion publique dans ce dilemme ?

Le deuxième épisode pousse le concept de télé réalité à son paroxysme, tandis que le troisième et dernier opus de cette trilogie est centrée sur l’emprise d’un gadget high tech sur notre quotidien. Il s’agit d’une puce implantée derrière l’oreille, qui enregistre absolument tout ce qui se passe dans la journée, et qui propose ensuite de sélectionner ce que l’on veut garder en mémoire ou pas. Je dois avouer que cet épisode est mon préféré, avec en acteur principal Toby Kebbell (vu dans Rock’n Rolla) qui joue de manière brillante.

A l’évidence, Black Mirror ne risque pas d’être diffusé sous peu dans notre frileux paysage audiovisuel, mais heureusement il existe d’autres moyens de le voir avec sa sortie imminente en DVD / Blu-Ray le 27 février prochain. Et vous pouvez regarder sans risque le trailer qui suit, c’est spoiler free !

 

 

 

Et voici le trailer du troisième épisode, The Entire History of You, qui dévoile bien l’intrigue.

[warning]A NE PAS REGARDER SI VOUS VOULEZ CONSERVER L’EFFET DE SURPRISE ![/warning]

 

A propos de Karine

Karine
Humble scribe depuis 1999 sur divers supports papier et numérique tels que : Joypad, Playstation Magazine, Consoles+, Gamepro.fr, mais aussi Voici (si si pour 2 articles) ou encore Viamichelin.fr. Citation du moment : "I cry because others are stupid. That makes me sad." Sheldon Cooper.

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