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Resident Evil Requiem – Notre avis

Il y a 28 ans, je suis tombée amoureuse. Il me semble que c’était un soir d’été. J’étais jeune, 18 ans depuis quelques mois. Lui, 21. C’était son premier jour de boulot et il était affecté en tant que flic au commissariat de Raccoon City. Mais rien ne s’est passé comme prévu. L’histoire on la connais. Elle a d’ailleurs été refaite en 2019, pour le remake. Mais je n’oublierai jamais cet été 1998. Et depuis, je suis toujours aussi amoureuse.

Vous vous doutez bien que depuis l’annonce de ce Requiem et le retour de Leon S. Kennedy, j’étais totalement intenable. Déjà parce que c’est une saga qui me tient beaucoup à cœur, j’ai passé des heures incroyables sur ces jeux (sur certains épisodes plus que d’autres). Oui, elle est inégale, oui les puzzle à la Resident Evil bla bla bla, oui le scénario qui va loin (mais contrairement à MGS, bah je pige tout hein).

Mais ce qui a fini de ravir mon cœur, c’est de retrouver Leon, vieilli parce que forcément,  il n’est pas resté bloqué à 21 ans. Là où les héroïnes de jeux vidéo n’ont pas le droit de vieillir et subissent reboot sur reboot sans jamais prendre une ride, ici, Capcom a laissé la parole aux femmes de l’entreprise qui ont donné leur avis sur la modélisation de Leon. Et je n’ai qu’un mot : merci. Leon a littéralement cassé Internet, la vague entraînant tout le monde, sauf les rageux qui se sentent menacés par un personnage fictif. Pleurez, on bois vos larmes et on profite de la vue, de l’action, des ouvertures d’armoires un peu compliquées. Et surtout, de replonger dans un Resident Evil qui fait suite aux évènements de 1998, quand Raccoon City s’est faite dévasté par une bombe pour endiguer le chaos.

Mais Leon n’est pas le seul à faire partie de l’aventure. Même s’il arrive assez rapidement dans le jeu, la première partie se fera surtout avec Grace, analyste au FBI, qui sera envoyé à l’hôtel Wrenwood pour enquêter sur une mort suspecte. Mais c’est aussi le lieu où la mère de Grace a été tuée, lui laissant un énorme trauma. Mais cette mort suspecte va se savoir et au même moment, Leon est envoyé sur les lieux. Deux salles, deux ambiances. Car Leon a maintenant 49 ans et on est plus sur le vétéran chevronné que le rookie.

Le gameplay des deux personnages est totalement opposé. Et j’avoue qu’au tout début, Grace m’a vraiment gonflé ! Elle semblait tellement fragile, à sursauter pour tout et rien. Même moi qui suis pétocharde quand je joue à ce genre de jeu, j’ai moins eu peur. Alors ok, elle est seule, y a les traumas derrières et le fait de ne pas vraiment savoir où elle met les pieds. Et rassurez-vous, ça s’arrange. Parce qu’on est dans un Resident Evil, le mode survival est enclenché. Là où Leon est suréquipé, Grace n’a pas grand chose. Pas de place dans ses poches (après, c’est une femme, on connait les problème de poche niveau vestimentaire hein), pas d’arme, enfin, pas grand chose quoi. Elle n’a pas de parade à part repousser (mais qui s’avère bien utile). Avec elle, il faudra observer les ennemies, leur routine, ne pas faire de bruit… Mais au fur et à mesure, elle va développer de la confiance (on arrête de se prendre les pieds dans les pieds Grace !) et surtout, elle va pouvoir se fabriquer des armes avec le sang contaminé, et là, autant dire que ça devient fun. On refait la déco des lieux ! Elle pourra aussi fabriquer des munitions et j’ai vraiment bien aimé Grace à ce moment-là ! Même si la discrétion reste de mise, elle permet de surprendre des ennemis ou d’en éviter.

Avec Leon, qui fait son entrée avec fracas dans sa Porsche Cayenne, déjà blasé et avec sa veste encore sur le dos (spoiler : il va encore la perdre, franchement Leon, t’es pas soigneux), on est sur un autre niveau. Lui, il est déjà bien équipé niveau gun (niveau muscles aussi, tout est harmonieux, c’est magnifique). Il peut ramasser des objets pour les balancer à la tronche des ennemies, il fait des parades avec sa hache, des finish moves super classe, bref, là, on est dans l’action pure. Le tout avec des petites répliques toujours bien placées et qui me font taper des pieds de joie (ah bah c’est Leon hein, il pousse un meuble, je tape des pieds avec un sourire en coin). Et c’est ce que j’adore, étant bourrine dans l’âme, j’ai plus de difficulté en mode furtif. D’ailleurs le jeu conseille de jouer Grace à la première personne et Leon à la troisième. Perso, j’ai fait les deux à la troisième personne parce que j’avais parfois du mal à repérer où j’étais et dans les petits espaces, je m’arrachais les cheveux. Le début du jeu étant plus centré sur Grace, les moments où Leon reprend la main, c’est comme une petite pause où l’on souffle. Ces moments sont assez courts mais font un bien fou et permettent de se détendre un peu en admirant la vue. Vous allez voir, cette hache est absolument magnifique !  

Resident Evil oblige, on a tout un tas de puzzle pour avancer, ouvrir des portes ou des placards. Oui, on pourrait défoncer ce cadenas facilement mais non, dans Resident, on fait autrement. On court partout, on fait quelques aller-retour, on évite des méchants. Les ennemis sont d’ailleurs assez variés et ont leur pattern mais on peut tous les mettre à terre. Presque. Dans l’ensemble, j’ai trouvé les combats équilibrés, c’est parfois la place dans la zone qui m’a mise à mal et je me suis prise de bonnes tatanes à cause de ça. D’ailleurs, j’ai pas vraiment abordé le gameplay, mais je ne me suis pas sentie dépaysée. Pourtant je ne suis pas super douée. Mais pour ceux qui voudraient retrouver de vieilles sensations, il est possible de choisir son gameplay dans les options : soit à l’ancienne, soit récent. Et ça c’est chouette. On retrouve les classique amélioration d’armes et d’équipements (surtout pour Leon), la machine a écrire pour sauvegarder et le coffre de stockage pour Grace (et au début, vous allez faire quelques aller-retour, préparez le podomètre !)

Et bien sûr, il faut bien un grand méchant parmi les méchants. On croise pas mal de monde, ça rappelle plein de souvenirs mais ici, c’est un chercheur fou qui est à nos trousses : Victor Gideon, le gars dont on peut sentir le physique à travers l’écran. On dirait une vieille chaussette humide et moisi remplie de cadavres en putréfaction recouverte de fromage de chèvre réchauffé au micro-onde. Attention, j’adore le chèvre hein, mais au micro-onde, c’est catastrophique. Bref, le gars, c’est une arme biologique à lui tout seul. Mais ce n’est pas le seul à se dresser sur votre route et même si le jeu est sorti depuis fin février et que pas mal de vidéos ont tourné, je ne spoilerais rien.  

Côté scénario, on est sur dans Resident Evil avec ses armes biologiques, ses complots… Ce Requiem est complètement lié aux évènements de Raccoon City de 1998 et le lien se fait bien, comme toujours j’ai pris plaisir à lire les différents documents qui traînent à droite à gauche, les mails… On se promène dans pas mal de décors différents : la ville, un hospice pas super bien fréquenté, des sous-sol abandonnés, un labo… Bref, pas mal d’environnements différents. J’ai trouvé ça vraiment beau dans l’ensemble. Survival oblige, on n’a pas toujours d’éclairage, il faut jouer avec la lampe torche et ça peut attirer des ennemis, forcément. J’avoue que j’ai eu les larmes aux yeux quand on arrive à Raccoon. C’est tout un tas de souvenirs qui remontent. Et bien sûr, on retrouve beaucoup d’easter egg et client d’œil qui raviront les fans de la première heure. J’en ai d’ailleurs loupé, mais comme j’ai prévu de le refaire. Côté bestiaire, c’est la même, beaucoup d’ennemis différent avec leur point fort et point faible. Et certaines vieilles connaissances qui ont hanté mes cauchemars m’ont fait frissonner…  

J’aurais tellement de choses à dire encore (et pas que sur Leon) mais déjà je ne veux pas spoil et après, on va se retrouver avec un truc qui prend douze plombes à lire. Mais ce Resident Evil Requiem, c’est que du bonheur pour moi. Il est beau, c’est rythmé, on ne s’ennuie pas, l’évolution des personnages est top ! On le voit physiquement même ! Leurs expressions changent. Et le duo Grace / Leon fonctionne parfaitement. J’avoue qu’au début, j’avais encore peur qu’il doive jouer le chevalier qui sauve la nana un peu cruche (pardon pour le cliché hein mais bon) et j’allais souffler très fort mais pas du tout ! On s’attache beaucoup à eux, enfin, Leon, ça fait un moment que je suis accrochée à lui, mais Grace a su me convaincre. Cet opus a vraiment été pensé pour les fans et moi, j’ai adoré ces moments fan service. J’ai hâte de connaître la suite, hâte d’en savoir plus sur certaines rencontres et certaines phrases qui pourraient donner le ton pour la suite. Je ne sais pas si Leon fera partie de l’aventure, après tout ce qu’il a vécu, il mériterait un peu de repos mais il restera mon premier amour vidéoludique alors quoi qu’il se passe pour lui, il sera toujours dans mon p’tit cœur. Merci Capcom pour ce moment (et pour Leon.)  

A propos de Shoop

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Adepte de la danse de l’eau et des éclairs de givre en tous genres. N’aime ni le soleil, ni les endroits avec du monde dedans. Elle voue un culte sans limite au mec au bouclier de chez Marvel et est plutôt jouasse de voir revenir Chris Metzen. Préfère les chats aux enfants.

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