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[Séries] Ringer, nos impressions mi-figue mi-raisin

 

Malgré des incursions pas toujours réussies du côté du Grand Écran, Sarah Michelle Gellar peut encore compter sur son capital « ancienne tueuse de vampires » et son armada de fans nostalgiques pour la soutenir. Alors voilà qu’on lui demande de porter, sur ses frêles épaules, une série abordant, entres autres, le thème de la gémellité et des secrets de famille, dont le pilote vient d’être diffusé aux États-Unis.

 

Réunion de famille

"Non mais attends, j'ai bossé sur LOST moi ! Je mérite mieux que ça."

Il serait lapidaire et assez injuste de qualifier Ringer de daube. Car Sarah Michelle a encore quelques chevaux sous le capot, et heureusement pour nous, encore pas mal de charisme. Mais il ne faut pas non plus lui demander l’impossible. Certes, elle est tout à fait crédible dans le rôle des deux sœurs taraudées par de lourds mensonges et tromperies en tout genre, mais se débat comme elle peut au milieu d’un casting raté. Le pilote d’une nouvelle série se doit d’être particulièrement soigné, réalisé aux petits oignons. On en est loin. Ringer n’est pas vraiment désagréable à regarder, mais le montage de l’épisode pilote est maladroit. C’est très lent (ce qui n’est pas forcément un défaut lorsque l’on installe une ambiance lourde comme dans The Killing) avec des dialogues mal écrits, aucune réplique qui ne fait mouche et un scénario qui part dans tous les sens. On voudrait nous plonger dans un genre « film noir », mais qui manque singulièrement de fond.

 

C’est l’histoire d’une fille … et de sa soeur.

"Au secours, venez m'aider. Envoyez des bonnes idées aux scénaristes."

Sœurs jumelles, disparition, mafia, meurtre, alcoolisme, changement de vie, jeu de miroirs, tromperies etc. Les mots clés sont ici légion, mais la sauce ne prend pas. Comme le résume justement mon excellent collaborateur Richard : « On dirait un film de Brian de Palma, écrit par Brett Easton Ellis et Joss Whedon». Les thèmes de prédilection de ces trois auteurs / réalisateurs sont effectivement bien présents, mais sans leur talent. Ringer se veut mystérieux, mais ne laisse jamais planer le doute. Certaines scènes (le coup de fil de Bridget à son sponsor) arrivent comme un cheveu dans la soupe et en révèlent beaucoup trop. Ou sont mal filmées (la scène du bateau, à montrer absolument dans les écoles de ciné sous la thématique « Ce qu’il ne faut pas faire pour avoir l’air ridicule dans une scène tournée en extérieur) et ajoutent à cette confusion qui étreint le spectateur.

 

Peut mieux faire

Évidemment le couperet ne tombera pas tout de suite, et on se laissera encore un ou deux épisodes pour se donner une idée plus affutée. On espère sincèrement que les ronds de cuir aux commandes de Ringer écouteront les doléances des spectateurs et apporteront les modifications nécessaires. On tire notre chapeau à Sarah Michelle Gellar qui force sur les œillades humides pour nous soutirer le peu de compassion que Ringer nous inspire. Et si l’on conviait Spike pour mettre un peu de piment dans tout ça ?

A propos de Karine

Humble scribe depuis 1999 sur divers supports papier et numérique tels que : Joypad, Playstation Magazine, Consoles+, Gamepro.fr, mais aussi Voici (si si pour 2 articles) ou encore Viamichelin.fr. Citation du moment : "I cry because others are stupid. That makes me sad." Sheldon Cooper.

4 Commentaires

  1. Je suis moins intriguée du coup…

  2. Ringer a pas mal de défauts mais ce n’est pas complètement nul. On espère que le 2ème épisode sera mieux réalisé.

  3. Je veux pas dire, mais ça sent le sapin.
    PS : + 1 pour les légendes. Le retour de la légende contre-attaque dans Back to the Geek.

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