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Budori, l’étrange voyage

Budori est sorti hier en salle et narre l’histoire d’un jeune chat qui vit dans un monde de chats. Dans un village perdu dans une montagne, il vit un quotidien paisible avec sa soeur Neri et ses parents jusqu’au jour où un froid terrible va s’abattre sur la région et créer une famine sans précédent. Dès lors, l’irréel va surgir dans ce conte par le biais d’un être maléfique qui va kidnapper la jeune soeur, tandis que les parents vont aussi disparaître. Budori va ensuite quitter sa région et vivre l’apprentissage de la vie, jusqu’à intégrer une prestigieuse université et étudier le comportement des volcans. Mais de nouveau, un froid polaire va s’abattre sur la ville, plongeant Budori dans des tourments qu’il pensait avoir éteints.

Adapté d’un conte

Budori, l’étrange voyage est adapté d’un conte de Kenji Miyazawa, poète et auteur de contes pour enfants au début du 20ème siècle, dont Goshu le violoncelliste et Train de nuit dans la voie lactée. Pour avoir regarder le film avec mes enfants de 4 et 6 ans, grand fans des studios Ghibli, je déconseillerais de le visionner avant 8 ans. Sous peine d’avoir à subir un assaut de questions telles que : « Mais elle est partie où la soeur ? C’est qui qui l’a emmené ? »  Car dans Budori, l’étrange voyage, beaucoup de choses sont suggérées et pas clairement expliqué, ce qui est parfois assez perturbant pour un jeune enfant. Et en plus, les épreuves subies par Budori ne sont pas toujours joyeuses, voire carrément tristes. Mais l’ensemble se laisse regarder agréablement, si l’on accepte de se laisser porter par l’histoire. La 2ème partie du film se passe dans une ville dont le design est très inspiré par l’univers Steam Punk, avec de superbes décors. L’auteur Kenji Miyazawa reconnait avoir été marqué par le sort précaire du Japon rural de son époque et a longtemps tenté d’améliorer le sort de ses contemporains à travers ses écrits.

Porté à l’écran par les studios Tezuka (Astro Boy), Budori l’étrange voyage propose des personnages originaux et attachants mais qui manquent singulièrement d’émotions et de poésie. On aurait aimé plus s’attacher à eux. Il ne manquait pourtant pas grand chose.

A propos de Karine

Karine
Humble scribe depuis 1999 sur divers supports papier et numérique tels que : Joypad, Playstation Magazine, Consoles+, Gamepro.fr, mais aussi Voici (si si pour 2 articles) ou encore Viamichelin.fr. Citation du moment : "I cry because others are stupid. That makes me sad." Sheldon Cooper.

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