Cela faisait longtemps qu’on avait pas eu droit à un jeu basé sur la licence James Bond et encore plus pour un bon jeu. Le dernier en date, développé par IO Interactive (à qui on doit les jeux Hitman) fait il partie de cette deuxième catégorie ? 007 First Light comme son nom peut le suggérer nous met aux commandes d’un jeune James Bond au début de sa carrière et propose enfin une histoire originale. Alors qu’il fait partie de l’armée anglaise, James intervient sur une mission où rien ne se passe comme prévu. Etant le seul survivant de son unité, il est alors contacté par le MI6 pour essayer de sauver les meubles de ce désastre.

Cette première mission servira de didacticiel basique du jeu et permet de mettre dans l’ambiance. Infiltration, gun fights, mise en scène, tout y est. A la suite de cette mission James est recruté par le MI6 pour intégrer le programme d’entrainement des potentiels futurs agents double zéro. Jusque là du grand classique pour le sujet. D’ailleurs en parlant de classique, on a aussi droit à un générique d’ouverture dans la pure veine des films James Bond avec une chanson écrite et interprétée par Lana Del Rey. Mais pour revenir au programme d’entrainement subit par James, il sert également de didacticiel plus poussé pour montrer les nombreuses possibilités offertes par le gameplay. Car c’est une des signatures de IOI et que l’on peut voir dans les jeux Hitman. Le jeu offre une très grande flexibilité dans la façon de réaliser les différentes missions. Infiltration par un chemin détourné, passage en baratinant les ennemis, déguisement, etc. Le passage en force, bien que possible ne sera que rarement la meilleure solution. D’autant qu’il ne sera possible de sortir son arme qu’en cas de légitime défense. Le permis de tuer ne permet pas de tuer n’importe qui n’importe quand. Il faudra attendre qu’un ennemi sorte une arme à feu létale pour que le jeu (et le code des espions) nous autorise à sortir la notre. Comme dans tout James Bond, on pourra compter sur des gadgets en tout genre pour mener à bien nos missions. Il faudra en revanche choisir car on ne pourra en prendre que 2 au début du jeu en plus de la montre typique des James Bond à chaque mission. Et d’ailleurs certains gadgets pourront débloquer des possibilités d’infiltrations comme par exemple un laser permettant de mettre le feu à une poubelle pour détourner l’attention d’un garde ou des fléchettes pour les rendre malades et leur faire quitter leur poste.

Mais attention de ne pas se faire repérer en tain de fouiller dans une zone interdite. Dans ce cas, il est possible de baratiner pour s’en sortir, de bluffer pour assommer facilement un garde, voire de se battre. Le jeu propose deux types de combats. Des combats au corps à corps et des combats à l’arme à feu quand le permis de tuer se déclenche. Les combats à mains nues proposent un système de parades et d’esquives très classiques mais les angles de caméra très erratiques rendent le tout parfois un peu confus voir totalement bordélique quand on est face à plus de 2 ou 3 ennemis. Concernant les gun fights, on a un système assez réaliste. James ne transporte généralement qu’un pistolet et peu de munitions. Il faut récupérer armes et munitions sur les ennemis. C’est souvent également un peu le bazar et comme je suis plutôt mauvais pour viser à la manette, ça n’aide pas. En revanche, il y a des élément plutôt sympa comme par exemple tirer dans l’arme d’un ennemi le désarme. Mais malheureusement, même désarmé, il n’arrête pas son assaut. Soit il se précipite au corps à corps pour nous faire manger une salade de phalanges, soit il essaie de ramasser son arme ou celle d’un collègue tombé pour continuer à nous canarder. Du coup, ca rend un peu inutile cette possibilité de désarmement.

Coté réalisation, on est, comme souvent chez IOI, mis figue, mis raisin. D’un coté, l’ambiance James Bond est extrêmement bien reproduite. L’histoire, la musique, les dialogues (entièrement doublés en anglais), le caractère des personnages et en particulier de James. Tout est excellent et on se sent vraiment au milieu d’un film James Bond moderne. Et bien que les approches soient nombreuses et variées, il n’est pas possible d’influencer le déroulement de la trame principale de l’histoire qui sera toujours la même. En revanche, coté technique c’est toujours pas ça. Même si le jeu est de prime abord assez joli. Les modèles, les décors, les éclairages sont plutôt réussis. A condition de ne pas trop s’attarder sur les détails. Mais là où le bas blesse c’est surtout au niveau des animations. C’est souvent très rigide et il y a beaucoup de problèmes de collisions. Il n’est pas rare de faire un finisher sur un garde alors que celui-ci se trouve à coté de nous. C’est surement pour éviter une collision avec un élément du décor mais ça rend le coup de poing sans contact un peu ridicule. En revanche, je n’ai pas rencontré de bugs ou plantages vraiment gênant et ça c’est plutôt bon dans les standards d’aujourd’hui. Pour prolonger l’expérience, le jeu propose, en plus de l’histoire principale, nombre de défis sous la forme de programmes d’entrainement du MI6.
Ce qu'il faut en retenir
Note
Malgré une technique parfois capricieuse, j'ai pris énormément de plaisir à parcourir cette aventure. On est vraiment dans un James Bond avec une histoire mêlant complots, menace mondiale et séduction, des musiques dignes des films et une mise en scène parfois explosive. Ca faisait longtemps qu'on avait pas eu droit à un jeu issu de la licence d'une telle qualité et on ne va pas bouder son plaisir pour quelques animations rigides ou séquences un peu brouillonnes.
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