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Pragmata – Notre avis Lunaire sur Switch 2

On pourra dire que 2026 est clairement l’année de Capcom. Après un Resident Evil Requiem qui écrase tout sur son passage (voir le test plein d’amour de Shoop ici) et un Monster Hunter Stories 3, un peu plus niche, mais qui a tout de même su trouver son public, Capcom nous propose cette année une nouvelle licence. Rien que ça. Elle répond au doux nom de Pragmata et nous narre les aventures de Hugh Williams et Diana piégés sur une base lunaire où l’IA de gestion s’est rebellée et attaque à vue quiconque pénètre la base.

Dans un futur proche, un matériau est découvert lors d’excavations sur la Lune. Le Lunum. En raffinant celui-ci, il est possible de créer de la Lunafibre qui permet de recréer à peu près n’importe quoi à l’aide de sortes d’imprimantes 3D. L’entreprise Delphi, pionnière en la matière, installe une base sur la Lune afin d’exploiter et d’effectuer des recherches sur ce matériau. Hugh Williams et son équipe sont dépêchés sur la Lune après que les signaux de communication avec la base se sont arrêtés. Arrivés sur place, ils trouvent une base étrangement déserte et sont rapidement surpris par un énorme tremblement de lune. Hugh est séparé de son équipe et est gravement blessé. A son réveil, une petite fille s’occupe de le remettre sur pieds. Il s’agit de D-I-0336-7 une androïde de type Pragmata. Ensemble, ils vont devoir braver les dangers (nombreux) de la base pour comprendre ce qu’il se passe et pouvoir rentrer sur Terre.

En chemin ils vont croiser le chemin de nombreux robots détournés de leur rôle d’origine afin de protéger la base des intrus. Malheureusement, les armes de Hugh sont totalement inefficaces contre eux. C’est là que D-I-0336-7, ou plutôt Diana comme Hugh la renomme, entre en action. Car on est pas là devant une petite chose fragile qu’il faut protéger et qui sera un boulet tout du long. Diana est une puissante androïde capable de pirater à distance toutes sorte de systèmes dont les fameux robots. Après un piratage réussi, les robots seront « ouverts » et à ce moment Hugh peut tirer à volonté. C’est ce système de jeu très original qui a valu à Pragmata la qualification de jeu d’hacktion. Le piratage se fait via un système de grille dans laquelle il faut naviguer pour activer des nœuds afin d’arriver à un nœud final permettant l’activation du piratage. Si le système est relativement simple au début, il se complexifie au fur et à mesure du jeu avec des grilles plus grandes et des nœuds spéciaux apportant des bonus, malus ou bloquant voire annulant carrément la progression. Les contrôles sont très intuitifs. Lors du piratage, la navigation dans les nœuds se fait via les touches lettres à droite de la manette. Il faudra d’ailleurs faire attention car une phase de piratage ne bloque pas les ennemis qui continueront de se déplacer et d’attaquer Hugh. Une attaque portée directement à Hugh annule d’ailleurs le hack en cours. Il faut tout gérer en même temps. Afin d’éviter les attaques, Hugh dispose d’un panel de mouvement assez complet, saut, maintien en l’air ou esquive. Les joueurs très bons (ce qui n’est pas du tout mon cas) pourront même tirer sur les ennemis pour leur infliger des dégâts tout en réalisant le hack. Car il est tout à fait possible de pirater un ennemi déjà ouvert afin de prolonger l’effet, lui infliger des dégâts de hack ou utiliser des nœuds spéciaux pour appliquer des effets supplémentaires. Par contre, s’il est possible d’esquiver pendant un hack, il n’est pas possible de sauter. Pas assez de boutons sur la manette.

Pour le combat, Hugh a accès à un arsenal également complet. Une arme de base aux munitions infinies mais qui prend un peu de temps à recharger et des armes secondaires (Unités) aux munitions limités mais à l’efficacité supérieure. Il a 3 types d’armes secondaires et il est possible, au début, d’en équiper une de chaque. Des Unités d’Attaque qui, comme leur nom l’indique, sont là pour faire des dégâts. Fusil à pompe, laser longue portée, lance roquettes, il y en a pour tous les goûts. Le deuxième type est les Unités Tactiques qui permettent de contrôler les ennemis en les bloquant, les mettant à terre ou améliorant le piratage de Diana par exemple. Enfin, on retrouve les Unités de Défense, permettant de de se protéger des attaques via un leurre ou un bouclier par exemple. Tout ça permet un gameplay nerveux, réactif et assez jouissif quand on arrive à faire ce qu’on veut. Mais gérer les nombreux éléments du combat peut être assez compliqué au début.

Après la séquence d’introduction avec Hugh et Diana, nos héros arrivent dans un lieu appelé le Refuge. Un lieu sûr, comme son nom l’indique, coupé de l’IA de la base mais connecté à toutes les zones par un tram. Dans ce lieu, il sera possible d’améliorer les personnages et les armes ainsi que de nombreux éléments du jeu grâce aux ressources trouvées lors de l’exploration comme la Lunafibre, le Lunum pur ou les Codex d’Amélioration. Il sera également possible débloquer des bonus grâce au système de cartes Cabin. Des cartes de bingo qu’il faut remplir grâces à des jetons Cabin trouvables lors de l’exploration ou via le système d’entrainement mais on y reviendra plus bas. Chaque case donne un petit bonus, que ce soit un fichier d’information sur les robots, une nouvelle tenue ou un objet d’amélioration. Réaliser des bingos, en débloquant une ligne, colonne ou diagonale complète offre une petite quantité de Lunafibre et peut débloquer un bonus supplémentaire. Débloquer toutes les cases d’une carte octroie une récompense supplémentaire. Généralement, une nouvelle tenue pour Hugh ou Diana. Mais pour cela il faudra déverrouiller certaines cases en finissant des zones dites rouges. Ces zones se trouvent directement pendant l’exploration et proposent un combat particulièrement difficile où il faudra maitriser toutes les subtilités du gameplay pour en venir à bout. Comme évoqué plus haut, le système d’entrainement propose des défis plus ou moins difficiles. Chaque défi demande plusieurs objectifs de temps, récupérer des objets ou battre des ennemis d’une certaine façon. Chaque objectif donne une récompense dont les fameux jetons Cabin.

Lors de l’exploration des zones, il est également possible de découvrir des éléments qu’il faut imprimer au refuge. Ce sont les Mémoires Terrestres. Des données d’objets typiquement terrestres. Bien qu’elles ne servent pas à grand chose dans le jeu car elle n’apportent pas vraiment de bonus à part des jeton Cabin. Elles sont primordiales dans le développement de Diana et de sa relation à Hugh. Il ne faut pas oublier que bien qu’elle soit une androïde, elle possède une personnalité d’enfant qui découvre la vie en dehors de la base lunaire. Ces Mémoires débloquent des interaction avec Diana ou des petites scènes où elle joue et découvre les objets. Et d’ailleurs c’est le point essentiel du jeu au delà d’un gameplay maitrisé et d’une histoire certes simple mais prenante. La relation entre Diana et Hugh est au cœur du jeu. Et elle nous fera souvent passer du rire aux larmes. Les deux personnages sont très attendrissant avec une Diana qui découvre la vie et un Hugh maladroit au début mais qui finit par énormément s’attacher à cette petite androïde. Alors qu’il commence le jeu en disant qu’il n’aime ni les enfants, ni les robots.

Coté technique, forcément, comme on est sur Switch 2, le jeu sera moins beau et détaillé que sur les autres consoles ou sur PC. Mais il s’en sort très bien. C’est fluide, c’est beau même si je n’ai pas eu l’occasion de tester sur un écran 4K. (D’ailleurs, les captures d’écran présentées dans l’article ne sont pas tellement représentatives du rendu final car elles sont extraites de la présentation vidéo du jeu lors du Nintendo Direct. Mais je préférais mettre des capture Switch 2 plutôt que de tromper avec des captures PC ou consoles plus puissantes.) Le jeu tourne bien et je n’ai rencontré aucun bug. Seul le mode nomade non branché peut présenter quelques ralentissement. Coté musiques, on retrouve des compositions atmosphériques qui ne sont pas sans rappeler un certain Mass Effect. Il y a pire comme référence en terme de Space Opera. Du tout bon donc. Les doublages anglais sont également de très bonne qualité. Coté durée de vie, il faudra compter une dizaine d’heures pour faire l’histoire et une vingtaine pour un 100%. C’est correct et ça laisse du temps pour jouer à d’autres jeux.

Et un grand merci à Capcom pour nous avoir permis de tester ce jeu sur Switch 2.

Ce qu'il faut en retenir

Note

Pour une nouvelle licence, Capcom frappe fort. Un gameplay maitrisé, une histoire et des personnages très touchants. Le tout dans un emballage de qualité même sur Switch 2. Un très bonne pioche pour tout fan de jeux d'action ou de science-fiction.

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A propos de RomainDesBois

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Ermite vivant dans sa caverne au milieu de matos informatique et jeux vidéo en tout genre. N’aime pas le soleil, sortir ou les gens en général. Le seul moment où je sors c’est pour aller au cinéma ou dans un parc d’attraction. Et oui, en plus je suis paradoxal.

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