Vers l’infini… et encore un peu plus loin !
C’est le retour de notre bande de jouets préférés que l’on croyait avoir quittés pour de bon en 2019 !
Après la séparation de la team dans Toy Story 4, Woody va revenir à la rescousse de Jessie, Buzz et toute la joyeuse troupe afin de faire face à des adversaires qui envahissent toujours plus le quotidien de leurs enfants : la tech ! Entendez par là les jouets technologiques.
Bonnie, la nouvelle propriétaire de la bande depuis la fin de l’épisode 3, reçoit une tablette afin de se sociabiliser. Cette Lilypad, pleines de bonnes intentions, va très vite s’avérer encombrante et monopoliser la petite fille. Comment un cowboy en tissu vieillissant, à la calvitie naissante et au tour de taille plus si svelte (si si Pixar a osé !), et un ranger de l’espace tracassé par sa demande en mariage peuvent-ils encore trouver leur place dans l’imagination d’un enfant ?

Le pitch, assez classique par les temps qui courent, la généralisation des écrans, n’est absolument pas ennuyeux. Même si le duo Woody / Buzz se chamaillent toujours, c’est Jessie, la cowgirl intrépide, qui tient ici le haut de l’affiche. Elle se retrouve dans la maison de sa première propriétaire, Emily (épisode 2), à la rescousse de Pile-Poil, entourée de nouveaux personnages rigolos. Mention spéciale à Rouleau Pote, jouet électronique d’apprentissage de la propreté, qui aurait pu développer un humour vulgaire ou au ras des pâquerettes. Mais on reconnaît le talent de Pixar pour rester dans la finesse.
Les anciens personnages secondaires sont bien sûr de la partie, même si on regrette le peu de place que prennent certains comme Fourchette, Duke Caboom ou la Bergère. En parallèle, cette histoire principale est entrecoupée de scènes très rigolotes : une horde de Buzz nouvelle génération débarque en ville à la recherche de Star Command. Les deux groupes finissent par se rejoindre pour le final épique où technologie et jouets vont bien sûr comprendre qu’ils sont complémentaires afin d’aider Bonnie à se faire une amie. On saluera au passage la scène anthologique où Buzz galope sur un pégase rose à paillettes.
On rit, on s’émeut (je n’ai toutefois pas eu besoin de mouchoirs comme pour l’épisode 3), et même si certaines intrigues sont prévisibles, voire redondantes avec les autres épisodes (amitié, peur d’être remplacé et oublié), on ne s’ennuie pas une seconde.
Visuellement, c’est toujours aussi beau avec un traitement très joli pour les scènes de jeux imaginées par Bonnie. Elles sont réalisées avec un effet crayonné 2D.
Toy Story avait-il encore quelque chose à raconter ? La réponse est un grand oui. Sans révolutionner la formule, ce cinquième épisode parvient à se renouveler en intégrant des thématiques très actuelles tout en conservant ce qui fait le charme de la saga : l’humour, l’émotion et l’aventure.
Vers l’infini et au-delà ? Certainement. Mais surtout vers un très beau moment de cinéma à partager en famille.

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