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Last Day of June, émotion à répétition ? Notre test

La scène indé – encore que dans le cas qui nous intéresse, le jeu soit édité par 505 Games – la scène indé, disais-je avant de me couper la parole, n’en finit plus de nous servir des “petits jeux poétiques”, généralement très courts et réalisés avec les moyens du bord, centrés sur les émotions procurées par quelques scènes et dans lesquels les mécaniques de jeu reposent, au mieux, sur deux ou trois énigmes pas bien méchantes. Avec sa direction artistique épatante, son héros binoclard attachant, son histoire de deuil tire-larmes et ses 3h de jeu, Last Day of June coche toutes les cases. Mais vaut-il mieux que ça ?

L’histoire commence tout simplement : Carl et sa femme June sont au bord d’un lac, elle lui offre un cadeau. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Ils sont jeunes, beaux et amoureux. La pluie commence à tomber, il faut rentrer. Il se met au volant, elle à côté de lui, la voiture roule quelques instants… Cut. A son réveil, Carl est seul sur son vieux fauteuil. La lumière est triste et à côté de lui, une chaise roulante. En explorant la maison, le joueur comprend qu’un drame a eu lieu : ce jour-là, en rentrant, Carl et June ont eu un accident. Carl est resté handicapé mais June, elle, est morte. Heureusement (?), un miracle se produit : à l’aide de portraits des voisins, Carl va pouvoir revivre, dans la peau de chacun d’entre eux, la journée fatidique et, peut-être, changer le cours du destin…

Je vous le disais au début de cet article, Last Day of June repose plus sur les thèmes qu’il aborde (le deuil, la culpabilité, l’acceptation) que sur ses mécaniques de jeu, assez simples. En l’occurrence, vous incarnez quatre personnage dont les actions peuvent influer sur le déroulement – et donc l’issue fatale – de la fameuse journée. Que se serait-il passé si la voisine avait mieux attaché les sangles de son camion ? Si le gamin n’avait pas envoyé son ballon sur la route ? L’action consiste à effectuer une journée dans la peau de l’un d’eux, à voir si les choix que vous faites modifient quelque chose, et à recommencer (avec tel ou tel) si ce n’est pas le cas, et ainsi de suite. Pour éviter trop de redites, les débuts de journée et les choix dont nous connaissons les conséquences sont évacués rapidement car pour les besoins du “puzzle”, plusieurs allers-retours sont nécessaires.

Au final, Last Day of June laisse une impression mitigée. La fin est poignante, c’est certain. La musique – signée Steven Wilson et à la base du projet imaginé par le studio italien Ovosonico – apporte un plus à l’ambiance, mélancolique comme il se doit. Je vous le disais, le jeu “coche les cases”. Mais pour en arriver là, il fait l’impasse sur toute notion de challenge (les choix sont trop peu nombreux, les énigmes n’en sont pas) et s’autorise une forme de répétition qui pouvait être évitée. Sans parler de la durée de vie minimaliste. La poésie, c’est bien. Les belles intentions aussi. Nous faire vivre (jouer) de plus près les émotions de Carl, c’eut été encore mieux.

Ce qu’il faut en retenir

Note

L'histoire de Last Day of June est à la fois triste est jolie, et son héros endeuillé est attachant. La musique est belle, la DA aussi… Tout roule ? Oui mais non, car le concept "Un jour sans fin" aurait pu être plus travaillé. Le jeu est trop simple, avec une logique d'énigmes qui ne va pas au bout de ses idées. Et puis il est très court. Dommage.

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A propos de Tick

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Le sidekick foireux officiel de Loglis ! Depuis 15 ans je lui pourris ses instances dans WoW, ses missions dans The Division, ses raids dans Destiny. Plus lamentable, c’est impossible. Vous êtes prévenus…

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