Impression

O

n attendait de Lock Out un film d’action sévèrement burné, avec un anti-héros incarné par l’excellent Guy Pearce. Le mec qui se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment, tel John Mc Lane dans son immeuble truffé de terroristes. Produit par Europa Corp, Lock out souffre d’un scénario écrit à trois auteurs, dont Luc Besson qui croit toujours qu’il est bon de toujours se justifier. Mais enfin Luc, fais un peu confiance au spectateur ! On peut la comprendre l’intrigue sans que tu nous fasses une explication de texte.

Donc voilà que Guy Pearce, aka Snow, se retrouve avec un cadavre tout frais sur les bras et un secret qui pourrait l’innocenter de ce crime qu’il n’a pas commis. Le voilà expédié sur la prison MS One, le nec plus ultra de l’enfermement pour les pires criminels de la planète. Car on n’en veut plus de ces gars-là, alors on les met en orbite, sur une prison expérimentale. Car nous sommes en 2079, et les méchants sont endormis pour plusieurs années, comme ça au moins on ne risque pas qu’ils fassent une mutinerie. Et patatras ! La mutinerie va bel et bien avoir lieu, et le jour même où la fille du président des United States décide de faire une petite visite sur MS One.

Côté action, Guy Pearce est tout à fait crédible avec ses gros biceps bodybuildés, tout comme Maggie Grace (LOST) dans le registre de la pleurnicheuse qui va se révéler téméraire dans le feu de l’action. Le film se laisse regarder et les effets spéciaux sont tout à fait honnêtes. Pourtant, l’ensemble souffre d’un manque d’homogénéité. Certaines scènes auraient mérité d’être mieux exploitées, avec en outre un montage plus subtil. Certains acteurs jouent de manière lamentable, même s’ils sont dans un rôle secondaire (le Président). Avec au final un film qui n’assume pas totalement son côté série B. Heureusement la durée ne dépasse pas 1h30, sinon on tombait dans l’indigeste. Parce que c’est bien beau de voir des méchants qui tuent leurs adversaires comme des mouches, d’aligner les scènes de baston et les dialogues comiques, mais à un moment le tout manque de saveur. On reste en surface, on ne s’attache pas aux personnages.

Au final, Lock out se classe dans la catégorie « peut mieux faire », pas désagréable à regarder mais qui aurait mérité d’être traité avec plus de corones, avec de vrais bad guys et un anti héros bien looser mais qu’on aime quand même.

 



A propos de l'auteur

Karine
Karine
Humble scribe depuis 1999 sur divers supports papier et numérique tels que : Joypad, Playstation Magazine, Consoles+, Gamepro.fr, mais aussi Voici (si si pour 2 articles) ou encore Viamichelin.fr. Citation du moment : "I cry because others are stupid. That makes me sad." Sheldon Cooper.