Impression

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A

ttention, ce livre est terriblement mauvais. D’ordinaire, chez Back to the Geek, quand c’est mauvais à ce point, on n’en parle pas. Mais comme on vous a chaudement recommandé le film adapté du premier volume qui était lui-même assez sympa, on se devait de mettre en garde d’éventuels futurs lecteurs de la trilogie.

En fait, la différence est telle entre les deux premiers tomes d’Hunger Games, que c’est à se demander si Suzanne Collins avait vraiment prémédité un deuxième opus, ou si l’éditeur lui à mis la baïonnette sous la gorge pour qu’elle écrive cette daube. Pourquoi tant de haine ?

Il faut commencer par juger l’histoire, ce deuxième volume est la suite directe du premier, commençant par longuement nous décrire les conséquences de la victoire de Katniss sur son quotidien dans le District 12. Cette partie est interminable et inintéressante puisqu’elle n’apporte absolument rien qui n’ait déjà été évoqué dans Hunger Games, premier du nom.

Il faudra attendre 64% du livre (merci Kindle) pour qu’il se passe quelque chose… Et attention le twist qu’on n’a absolument pas vu venir depuis la première page ! Pour des raisons de respect de l’oeuvre, on ne spoilera pas en dévoilant que Katniss retournait dans l’arène. Ah zut, on l’a fait. Mais nous étions obligé : pour pouvoir dire que la seconde partie est encore plus abominable que la première. C’est dire. Heureusement, elle est aussi plus courte.

Pour que vous compreniez bien à quel point c’est mauvais, Lionsgate, les studios qui produisent l’adaptation cinématographique sont obligés d’engager Michael Arndt (scénariste reconnu notamment pour son travail sur Little Miss Sunshine ou Toy Story 3) pour réécrire le deuxième volet et essayer de le rendre un peu plus palpitant. Quoi qu’il fasse, ce sera certainement mieux que l’absence de dramaturgie qui habite le livre.

L’un des problèmes principaux de cette suite, c’est Katniss. Ou plutôt son inaction et son attentisme. Elle ne fait que subir pendant 370 pages. Sans prendre d’initiatives, sans comprendre ce qui lui arrive, sans éveiller la sympathie du lecteur. Il est clair que ce qui faisait la force du premier volume, c’était la capacité de son héroïne à se transcender, dans des situations de survie. Ici, elle est constamment épaulée et elle ne fait que s’interroger.

D’autant, que stylistiquement parlant, cet Embrasement est très pauvre. Très peu de descriptions, rien qui ne permette au lecteur de vivre pleinement l’aventure. On sent que Collins se repose sur l’univers quelle a créé et qu’elle ne souhaite pas l’étoffer.  N’en jetons pas plus, à part le livre par la fenêtre.

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Richard
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